Alors que mon succulent diner de ce soir est en train de mijoter, j’ai décidé de vous raconter un p’tit peu les dernières nouvelles.
J’ai finalement obtenu mon passage en 2ème année, avec un joli 12.5 en anatomie, pas peu fière la petite, et avec ceci, le passage avec distinction (l’équivalent de la mention bien en France). Première fois que j’ai une mention dans quelque chose, mon papa doit enfin être content et fier de moi. Mais j’lui ai pas demandé, j’aurais p’t être dû tiens…
Pendant les rattrapages, je me suis trouvée un appart bien trop chouette, j’vous montrerais bien des photos, mais… Disons que tout ce que j’ai comme meuble en plus de ma cuisine pour le moment se limite à… Un canapé et un matelas au sol. Mais, ça va prendre forme petit à petit. Ce qui est sûr, c’est que je vais garder cet appartement jusqu’à la fin de mes études… Il est parfait pour un couple m’avait dit la proprio. Hugo, j’t'attends
Après les rattrapages, j’ai bossé encore 15 jours à l’hôtel puis, nous revoici dans cette chère ville de Liège et dans mon école adorée.
La rentrée cette année, c’était presque mieux que l’an dernier. Pas de Lara Fabian, pas de Linda Lemay, pas de chansons/clips plus déprimants les uns que les autres sur la grossesse et l’accouchement. Non, cette année, accueil par la direction et par les coordinatrices sage-femme. Discours courts et interessants, jusqu’à LA fameuse annonce, à laquelle on avait pas forcément fait attention, mais qui allait bouleverser notre vision de cette année chouette avec pas mal de stages. « Cette année, on a quelques soucis pour placer certains d’entre vous en stage… Donc, certains devront trouver un ou deux stages par eux-mêmes ». Soit. Nous y reviendrons plus tard.
Après les discours de bienvenue, ont suivi les présentations de 2 TFE et un vécu d’une toute jeune sage-femme diplômée dans une unité de MIC (« Mother Intensive Care » donc, grossesse à haut risque, ultra surveillée, alitée & co). Les présentations étaient pas mal, elles auraient été encore plus chouettes si certains des orateurs avaient montré un peu plus de persuasion dans leur exposé, mais ça, c’est peut-être dû à la timidité ou que sais-je, je n’en tiendrai donc pas trop rigueur.
Après un petit goûter et la distribution de l’emploi du temps pour les 3 jours suivants, chacun rentre chez soi, bien content de réaliser que l’on ne commence pas à 8h10 mais 8h30 (oué, 20 minutes, c’est hypra important le matin, je défie quiconque de me prouver le contraire).
Vendredi pas super interessant, des informations administratives des infos stages basiques jusqu’à ce que… l’annonce qui avait été faite que certains d’entre nous devraient trouver un stage eux-mêmes se transforment en « vous devrez tous trouver au minimum 2 stages chacun ».
HEIN QUOI COMMENT? C’que je ne savais pas encore et que je n’ai su que lundi, c’est que je dois en trouver 3, dont le premier commence le 10 octobre. Si je ne le trouve pas, je réaliserai mon stage aux vacances de Noel. oui oui, vous avez bien lu. Mais ils sont super gentils, parce que « vous inquiétez pas, vous aurez vos week end de fête du coup ». Ah bah ouais tiens, ça, ça m’fait vraiment plaisir.
Bref, je dois trouver un stage pour dans 3 semaines, et j’ai pas l’air d’un clown quand je le dis aux gens. Non, je ne suis pas désorganisée, je dois juste faire avec les aléas d’une administration pas toujours au point…
Note beaucoup plus positive: l’atelier de mardi, vraiment vraiment chouette. Intitulé de l’atelier « Atelier accouchement ». Intrigant, surtout quand on nous dit « n’oubliez pas de ramener un pot de play-doh pour cet atelier. On fera des cols ». Des cols, en play-doh, pour un atelier accouchement. Moui, d’accord. Est-ce que ça signifie qu’on va faire des cols dans lesquels on fera passer des poupées en mode accouchement?
Manon nous avait motivées encore plus à cet atelier en nous annonçant qu’il était vraiment top.
Mardi donc, début de l’atelier, on étudie d’abord un dossier d’accouchée, un partogramme, on apprend à le décrypter, puis, on nous explique le monitoring (déjà un peu connu). Puis, commence la pratique, on fait des touchers vaginaux à des vagins-boite (un vagin en plastique mou carré.. Enfin, j’essayerai de vous trouver une photo plutôt) pour essayer de découvrir les différents stades d’effacement ou de dilatation d’un col. Après avoir fait ces « touchers » place à la play-doh, on doit essayer de reproduire en pâte à modeler ce que l’on a senti précédemment. Je vous assure que ce n’est pas facile du tout… J’ai encore mes play-doh pour m’entraîner. Mais, pas sûr que je les réouvre un jour.
Et est enfin venu ce fameux atelier accouchement. Je peux donc vous annoncer que j’ai réalisé mon premier accouchement, sur un bassin en plastique, certes, mais tout d’même. Les gestes ont pas l’air tellement complexe… C’est juste tellement drôle de s’imaginer dire « Allez y, poussez poussez encore encore encore encore… NE POUSSEZ PLUS » et boum, y’a un p’tit truc violet gris moche qui est sorti
Sinon, aujourd’hui, les cours se sont déroulés plutôt normalement, les ateliers ont laissé place aux cours de théorie pour le moment, de pratique bientôt, et j’espère vite trouver un stage, apprendre à faire des prises de sang, faire mon premier accouchement à 4 mains, bref, toussa quoi.
A tout vite, promis, je ne repartirai pas aussi longtemps!
PS: pour ceux qui se demandaient, mon diner, j’l'ai mangé, d’puis le temps, et c’était des aubergines et tomates au curry, c’était nomnomnom